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Imaginis
Candlemass - Nightfall
Posté le 3 Avril 2015 par Imaginis dans la catégorie Heavy metal
L'une des meilleures choses qu'il soit arrivé à la décennie 80 dans l'univers du heavy metal est, au beau milieu de nouvelles espèces comme le glam rock, le thrash et le death, l'apparition du doom metal. Lent, lourd, sombre et mélancolique, ce sous-genre du heavy n'a pas seulement été qu'une mode passagère.

Et l'une des meilleures choses qu'il soit arrivé au doom metal est Candlemass avec son premier opus: Epicus Doomicus Metallicus en 1986. En fait, c'est cette formation qui a inventé le style. Bon d'accord, les "experts" me diront que le premier album de doom est l'album éponyme de Saint-Vitus en 1984. Et il y a aussi Trouble avec Psalm 9 sorti la même année. On peut aussi ajouter que le doom a fait ses balbutiements initiaux dans les premiers Black Sabbath au début des années 70. Ce qui est très vrai. Mais je continue à croire qu'aucun de ces groupes n'a réussi à peaufiner et à cultiver l'Art du Doom Metal comme Candlemass l'a fait. Candlemass est encore plus au doom ce que Metallica a pu être au thrash ou ce que Bathory a été au black. C'est-à-dire un pionnier.

Tiens, on pourrait dire que Candlemass a "baptisé et officialisé" le doom au lieu de l'avoir inventé? Ça vous va?

Quoi qu'il en soit, ce groupe suédois a fait grandir le style d'album en album et surtout avec Nightfall. L'album qui était censé s'intituler Gothic Stone à l'origine, marque l'exil de Johan Lanquist et l'arrivée au chant du grassouillet messie frisé Messiah Marcolin. De ce changement, il en émanera que du bien avec un album autant (sinon plus) colossal que son prédécesseur qui se trouvait être légèrement moins triste, mais par contre plus sombre.

Ainsi, Nightfall, c'est le summum du doom avec un chapelet de chansons carrément intemporelles. Rien ne me sert de vous énumérer les morceaux, chacun d'eux, du début à la fin du disque, ne sont rien de moins qu'emblématiques pendant que la mélodie du commencement de At the Gallows End est d'une mélancolie épouvantable (sans parler du deuxième couplet!). Samarithan qui est une de mes préférées est une des premières compositions de Leif Edling après Nemesis. Dans le cas de cette dernière, on dirait presque du christian-doom. Le chant de notre messie déguisé en moine s'impose en puissance, comme si le chanteur était possédé par ses propres paroles. La technique des musiciens et la production sont aussi exemplaires.

En lisant les textes (qui sont évidemment tout à fait mémorables) de chaque toune, on s'aperçoit sans surprise que Nightfall, c'est la solitude, la tristesse, les récits bibliques et surtout, la mort. Mais Nightfall c'est aussi un disque ou chaque chanson est désormais un classique.

Bref, deuxième disque et deuxième légende du doom metal. Et quant à moi, du heavy metal au grand complet. En fait, Nightfall est tout simplement, ce que représente et doit être, ou du moins devait être, le doom metal.

La barre ne peut être placée plus haute. 20/20
Mots clefs: Chronique, critique, album
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Depressed Mode - For Death...
Posté le 30 Mars 2015 par Imaginis dans la catégorie Gothique
Si vous me le permettez, avant de m'attaquer au deuxième album des Finlandais de Depressed Mode, et puisque ce sextuor est encore très peu connu, je pense qu'il serait justifié de vous faire un bref résumé des débuts de cette ténébreuse formation qu'on pourrait qualifier de... atmosphérique death-doom?

Le Mode Dépressif s'est dévoilé en 2005 grâce à Ossy Salonen. Ce dernier (ou premier) a ensuite repêché Nathalie Koskinen (qui, s'est joint au groupe juste après la venue d'un certain Tomppa Turpeinen à la guitare). Subséquemment à leur très respectable premier effort Ghosts Of Devotion sorti en 2007, ils réapparaissent en studio à l'été 2008 pour enregistrer leur seconde galette: ... For Death qui lui, sort de l'ombre au début 2009 encore sous l'étiquette Firedoom.

Si vous trouvez qu'a notre époque, un mélange de death, de doom, de goth, de claviers et de chants féminins est pour le moins curieux et inhabituel, hé bien je vous dirais ceci: arriver en ville mes lambins! Car c'est une recette qui est pratiquée et raffinée depuis quand, le milieu des années 90? Et même depuis avant (bon, je ne vous réécrirai pas la genèse quand même. Ce serait remplir de l'espace pour rien et les plus maniaques de metal d'entre vous la connaissez déjà par coeur).

D'accord! Et l'album lui? Hé bien, commençons par les orchestrations. Elles sont de toutes beautés et placées à certains endroits très spécifiques, elles nous apportent un élément d'angoisse, ou de mélancolie selon le morceau, sans toutefois enterrer le jeu des deux guitares ainsi que de la batterie. De temps en temps, des passages plus calmes et paisibles apparaissent comme sur l'excellente Death Multiplies où seulement la mélodie d'un piano se fait entendre. Le chant de Nathalie qui nous offre toujours une belle performance (entre autre sur Loving A Shadow), se marie très bien avec les susurrations éraillées du chanteur principal. Et puis, ces mariages heureux ne sont pas réussis par tous les groupes exploitant cette technique et partant d'un style aussi sombre. Certains croiront que justement le chant guttural d'Ossy manque de puissance, mais la puissance et la rage ne sont pas les sentiments qu'on cherche à transmettre à l'auditeur, mais plutôt, la détresse et le tourment. Comme vous l'avez compris depuis longtemps, on ne parle pas ici d'un album et d'un groupe de "brutal death-metal".

En ce qui concerne l'ambiance générale, j'ai eu l'impression de bondir d'une atmosphère à l'autre (ce qui n'est pas un défaut, au contraire, ça fait du bien). D'une ambiance plus malsaine et vésanique souvent à cause des pianos (She's Frozen) à des tendances plus gothiques et carrément dépressives à l'extrême (vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas avertis!). À l'exemple, sur la chanson éponyme ... For Death, on croirait écouter Shape Of Despair qui est en fait l'autre groupe de Mademoiselle Koskinen.

Somme toute, sans déborder d'originalité, Depressed Mode réussit à noyer toutes nos émotions les plus joyeuses en nous livrant un deuxième opus suffisamment réussi avec ce «... Pour la mort». Un disque qui fera passer un bon moment de mélancolie aux passionnés du genre et qui conviendra en tous points aux nouveaux adeptes du funeral-doom. Une formation à suivre qui, j'en suis convaincu, va faire jaser d'elle dans les prochaines années, à condition évidemment que les membres se décident finalement à nous distribuer ce troisième disque.
Imaginis
Mercyful Fate - In The Shadow
Posté le 28 Mars 2015 par Imaginis dans la catégorie Heavy metal
En 1993, pendant que le heavy metal se cherchait, que Michael Kiske quittait Helloween et que Bruce Dickinson plaquait la Vierge de Fer, King Diamond lui, retrouvait à notre grande joie, Mercyful Fate.

Par contre, il était bien normal de ce demander si Mercyful Fate (maintenant sur Metal Blade) était pour nous désappointer en ce qui concerne leur troisième album, puisque celui-ci succède aux légendaires Melissa et Don't Break The Oath. Après tout, nous sommes dans une nouvelle décennie et le metal (enfin, la musique en général) a incroyablement changé pendant ces neuf années qui séparent le parfait (ou presque) deuxième disque de MF et In The Shadow.

Et je vous assure tout de suite que cette inquiétude n'a pas sa raison d'être. Ce matériel est aussi respectable que celui de leurs premiers opus de 83 et 84, car les ingrédients des deux productions précédentes sont toujours en vigueur ici. La fureur lugubre du Roi de Carreau est toujours aussi identifiable. Son chant unique qui ne peut laisser indifférent (on aime ou on déteste) et les chansons, légèrement plus complexes dans leurs compositions, sont toujours funèbres, heavy et accompagnées par des accords puissants du combo Denner/Shermann. En revanche, en ce qui concerne l’atmosphère, j'ai eu l'impression que celle-ci ressemblait beaucoup plus à celle des albums solos du King (surtout à The Eye). Ce qui est loin d'être une mauvaise chose. On s'éloigne lentement de l'ambiance satanique des deux albums de la première moitié des années 80.

Pas seulement une, mais deux surprises nous attendent à la fin de l'album. Tout d'abord, le morceau Is That You, Melissa? avec sa magnifique et mémorable mélodie, qui est la suite de la grandiose pièce Melissa sur l'album du même nom. Une des meilleures chansons des années 90 de ce maintenant légendaire groupe. Et pour finir, le «remake» d'une des premières compositions de la formation: Return Of The Vampire, avec attention! le batteur de Metallica, Lars Ulrich aux baguettes. Son style est reconnaissable dès les premières secondes et procure une certaine puissance au morceau comparé à l'originel. Cette-ci (la version original) se trouve sur la compilation du même nom, de tounes inédites sortie un an auparavant.

En résumé, j'ai bien l'impression que ce In The Shadow est finalement leur premier ou deuxième meilleur album studio des années 90. Il est, à l'évidence même, une bonne suite de leurs deux rondelles précédentes. Et en plus d'être différent, il est tout de même excellent! Mercyful Fate sortira encore quatre albums de grande qualité succédant à celui-ci. Et depuis, le silence total...

Allez, un petit dernier avant de devenir trop vieux!
Clément
Un parisien en Finlande #1
Posté le 9 Mars 2015 par Clément dans la catégorie Blog perso
Salut tout le monde ! Ces derniers jours, j'ai réalisé que cela faisait déjà un an que j'avais éteint mon facebook. Personnellement, c'est moins la philosophie de ce "réseau social" (mais est-il vraiment "social" ?) qui me manque que la possibilité de raconter des histoires. Aussi ai-je décidé à partir d'aujourd'hui de m'investir plus sur ce forum, lira et réagira qui voudra. Smile

Aujourd'hui, je vais commencer par vous dire que je réalise en ce moment un rêve que beaucoup de metalleux ont : je suis en Finlande (Helsinki) depuis deux mois, maintenant. La Finlande : la "Sancta Terra" du Metal pour beaucoup.

Alors à quoi ça ressemble ? Au niveau de l'architecture se mêle le vieux style pétersbourgeois et les bâtiments plus modernes. Il n'y fait pas si froid que ça si vous êtes équipé d'un bonnet, d'un casque pour les oreilles (et le Metal :p) et surtout d'une super-doudonne de la mort. Le seul moment où la température est un peu tendue est le soir, surtout quand il neige et qu'il y a du vent. On n'est pas sur la planète Hoth, mais quand même... ça fait bizarre pour un Latin, habitué à des témpératures plus tempérées.

Sinon, les gens sont gentils. Ils parlent très très bien anglais (mes études ne me laissent hélas pas beaucoup de temps pour refaire du finnois, d'autant qu'ils parlent très vite) et vous aident souvent quand vous avez un problème. Ils ne sont pas stressés. Et quand on vient de Paris, je vous jure que ça fait du bien ! Ce qui m'a le plus frappé quand je suis arrivé (je sais, c'est idiot, mais...) est le fait que si le feu piéton est rouge, même s'il n'y a pas de voiture, et bien... ils attendent qu'il passe au vert. Une observance des règles et une patience qui force le respect. Alors comme vous ne voulez pas passer pour un barbare, vous faites pareil... Et ça fait du bien de prendre son temps, parfois Smile

Quoi d'autre ? Ah oui ! L'alcool est tellement chère là-bas qu'il semble que la jeunesse d'Helsinki ne pense qu'à se trouver des "plans" pour se bourrer la gueule à bas prix. En entendant ça, on se rend compte qu'il n'y a rien de meilleur que ce qui est déconseillé par le pouvoir légal. :p

Un autre truc qui m'a choqué également est que les métalleux sont nettement moins "lookés" que chez nous. Beaucoup de finlandais aiment le Metal. C'est une musique populaire chez eux (bien qu'elle ne soit pas dominante, la Pop, la musique électronique, les pubs L'Oréal et les magasines de mode étant légion comme à Paris). Néanmoins beaucoup de finlandais portent les cheveux longs, souvent attachés en catogan. Néanmoins, pas de fringues noirs, de clous, de patchs partout... Je pense que le métalleux français, plus que minoritaire, ressent davantage le besoin de se montrer comme "appartenant à un groupe autre" que le métalleux finlandais, qui se voit surtout à ses cheveux longs. Même si on peut croiser des lookés également.

J'ai aussi testé le sauna. Un métalleux texan (ressemblant assez à Marc Hudson de Dragonforce... Donc une bombe atomique, mais hétéro, bien entendu ! Ben oui, sinon, c'est pas drôle !) me l'avait conseillé. Quand je lui ai demandé si "ça n'avait pas été trop dur de se mettre nu devant d'autres personnes", il m'a répondu "Oh tu sais, quand tout le monde le fait, ça n'a pas le même impact". Et c'est vrai. C'était plus agréable (le sauna, hein ?! Pas spécialement le fait de se foutre à poil !) Très franchement, je pensais qu'il serait plus difficile de supporter une température de 85°C dans une pièce fermée. Le seul coup à prendre est d'apprendre à respirer par la bouche, et non par le nez, sinon, ça fait un peu mal. Mais franchement, ça déstresse ! On n'a pas pu se rouler dans la neige comme font les finnois, parce qu'on était dans un immeuble, mais c'était vraiment une expérience à tenter. Mon tuteur étudiant à l'Université d'Helsinki m'a expliqué qu'il y avait des "défis saunas" où, pour gagner un prix, des gens devaient sortir du sauna et prendre le métro à 4h du mat', toujours dans le plus simple appareil... Je ne sais pas qui s'amuserait à faire ça, mais ça peut être rigolo entre potes après quelques bières xD ! Les finnois ont l'air timides, comme ça, mais il semblerait qu'ils aient beaucoup d'humour. J'en termine sur cette note pittoresque. A plus, les gens ^^
christophe
SCARVENGER (death métal) 2 titres en écoute
Posté le 5 Mars 2015 par christophe dans la catégorie Death metal
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